Les nutritionnistes se demandent depuis des années comment les Français font pour avoir un bilan cardiaque aussi bon en ingérant de telles quantités de gras saturés.
La réponse à ce qu’ils appellent le « paradoxe français » pourrait se trouver dans un verre quotidien de vin… rouge. Plus particulièrement dans les faibles doses de resvératrol, ce constituant naturel du vin rouge retrouvé également dans les arachides et les grenades.
De nombreuses recherches sur des rongeurs ont mis en évidence les effets positifs de l’ingestion de resvératrol contre certains cancers (prostate). Toutefois, la quantité étudiée équivalait à une bouteille de vin par jour pour un humain. C’est beaucoup plus que les trois verres par jour pour un homme et deux pour une femme que recommande l’Organisation mondiale de la santé.
La recherche
L’équipe de l’Université du Wisconsin a introduit de faibles doses de resvératrol dans la nourriture de souris d’âge moyen pour s’apercevoir que cet agent, dont les effets sont comparables à une restriction alimentaire, avait une influence sur les leviers génétiques du vieillissement et conférait une protection particulière au coeur.
Ainsi, selon les auteurs, un verre de vin ou des suppléments alimentaires contenant même de faibles doses de resvératrol jouent un rôle important dans le freinage du vieillissement cardiaque.
Une réalité qui expliquerait la relativement bonne condition cardio-vasculaire de populations consommatrices de vin, comme les Français ou les habitants de pays du sud de l’Europe.
Les résultats complets de cette étude sont publiés dans le PloS.