La tumeur en bas à droite révèle un foyer néoplasique infiltrant avec oedème.
Les métastases cérébrales
1 patient sur 4 qui décède d’un cancer présente des métastases cérébrales. Parmi les cancers responsables, principalement le poumon, puis le sein et le mélanome.Tous les cancers peuvent théoriquement donner des métastases cérébrales. L’effet le plus immédiat des métastases cérébrales est l’œdème entraînant une compression des structures cérébrales. Les signes révélateurs d’une métastase cérébrale sont les céphalées matinales, la raideur de la nuque, les déficits neurologiques, la paralysie d’un membre, l’aphasie, les troubles psychiques comme la lenteur, les signes de dépression, de désintérêt, des idées délirantes, un endormissement, des convulsions plus souvent généralisées que partielles.
Le chemin des métastases
Les cancers du sein qui font des métastases, c’est-à-dire s’attaquent à d’autres parties du corps, assaillent presque toujours les mêmes organes. Le premier grand coupable, c’est la chémokine CXCL12, molécule produite par certains organes tels que le foie, la moelle osseuse ou les poumons, qui ramène, vers les organes dont elle est issue, des globules blancs ou des cellules pluripotentes (indifférenciées). Pour provoquer des métastases, la chémokine a besoin d’une complice : la cellule cancéreuse elle-même et, plus particulièrement, une protéine que celle-ci porte à sa surface : la CXCR4 molécule présente dans le tissu sain mais en moins grande quantité et qui se lie avec gourmandise aux chémokines. Pour que les métastases apparaissent, ces deux molécules doivent toutefois se rencontrer. Tout organe du corps atteint d’un cancer se débarrasse régulièrement de quelques cellules, les envoyant dans le système sanguin ou le système lymphatique permettant une liaison avec les chémokines : ces dernières, leurrées par la compatibilité chimique, ramènent alors le cancer vers « leurs » organes, provoquant ainsi des métastases. De fait, les organes qui produisent la chémokine CXCL12 sont ceux qui ont le plus de chances d’être atteints de métastases suite à un cancer.
Le traitement
La chirurgie si l’intervention neuro-chirurgicale est possible, la radiothérapie et la chimiothérapie. De fortes doses de corticoïdes sont aussi prescrites, ainsi que parfois des perfusions de Mannitol pour réduire l’hypertension intra-crânienne.
Une survie faible sans traitement
Sans traitement, les métastases cérébrales entraînent la mort en moins de deux mois. Elles répondent souvent bien à la radiothérapie. Cependant, la présence de métastases cérébrales indiquent, le plus souvent, la diffusion générale du cancer et, dans de brefs délais, une issue hélas fatale par atteinte systémique. Cependant, la réduction des signes cérébraux, notamment les maux de tête, les confusions, est primordiale pour le confort des malades et de leur famille. Aussi, doit-on traiter les métastases cérébrales.
Le meilleur traitement
La chirurgie ou la radiochirurgie si c’est possible, puis la radiothérapie et enfin la chimiothérapie de Temodal donnent parfois de bons résultats.