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La Listériose

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C‘est une maladie, contractée par l’alimentation, due à Listeria monocytogenes.

Caractéristiques

 La listériose est due à Listéria monocytogenes, c’est une bactérie ubiquitaire que l’on retrouve partout dans l’environnement (terre, végétaux et eaux souillées). C’est une petit bacille, non sporulé et anaérobie facultative. Il est mobile à 20°, gram+ et catalase +. Sa croissance intracellulaire stimule la défense immunitaire cellulaire.

Sensibilité

   C’est une bactérie non sporulée des plus résistantes à la chaleur,à la dessiccation et à la lumière. Cependant, elle ne survit pas plus de 30 min à + 60°C. La pasteurisation l’élimine des aliments. Aux températures de réfrigération, elle continue de se développer. Elle résiste plusieurs mois dans le sol et est détruite à un pH inférieur à 4. Elle est sensible aux antibiotiques et à la plupart des désinfectants mais résiste à la céphalosporine.

Importance

   L’agent de la listériose a été mis en évidence en 1926, il a pris peu à peu une importance considérable en hygiène alimentaire en raison essentiellement du changement de mode de vie et d’alimentation (réfrigération) qui favorise la survie et la multiplication de cette bactérie.

   Il s’agit d’une zoonose majeure, pouvant être mortelle, à l’origine de troubles cliniques graves dont le nombre de cas semble en augmentation.

   Cette infection a une importance économique non négligeable: suite à l’épidémie française de 1992, les produits à risque ont subi une baisse des ventes.

Le diagnostic

Il est bactériologique:

   En pathologie humaine, les Listérioses sont aisées à identifier. L.monocytogenes est seule dans presque tous les prélèvements pathologiques (LCR, sang, exsudat vaginal et urines chez la femme). La présence d’un petit bacille à gram positif évoque systématiquement cette bactérie. Des techniques simples permettent son identification en 24 heures.

   Le problème est moins simple pour rechercher Listeria dans l’environnement, les animaux et les produits alimentaires.

Le traitement

   L’emploi d’antibiotiques bactéricides et capables de traverser la barrière hématoméningée est nécessaire. On utilise en général des associations bétalactamines-aminosides ou triméthoprime-sulfaméthoxazoles.

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Bourses de recherche internationales de l’American Cancer Society offertes par l’UICC à de jeunes chercheurs

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Catégorie : Subventions de recherche
Administrateur : American Cancer Society, États-Unis d’Amérique
Union internationale contre le cancer (UICC), Organisation Internationale, Suisse

Secteur(s) : Recherche médicale, Recherche sur le cancer
Genre d’activités : Financer des projets de recherche ayant comme objectif de favoriser des échanges bidirectionnels de connaissances, d’expérience, d’expertise et d’innovation entre les pays.
Candidats admissibles : Les candidats doivent débuter leur carrière.
Activités admissibles : Tous les travaux de recherche liés au cancer. La préférence sera accordée èa des projets qui portent sur des aspects précliniques, cliniques, épidémiologiques, psychosociaux, comportementaux, des services de santé, des politiques et des résultats en matière de santé, de même que des aspects liés à la lutte anticancéreuse.
Financement : Environ 40 000 $US pour 12 mois. De six à huit bourses par année.
Information à fournir : Les formulaires de demande sont présentés dans le site Web.
Renseignements : Union Internationale Contre le Cancer
3, rue du Conseil général
1205 Genève
Suisse
Téléphone : 41 22-809 18 40
Télécopieur : 41 22-809 18 10
URL:http://fellows.uicc.org/
Site Web : http://fellows.uicc.org/fel11abi.shtml
Dates limites : Le 1er décembre de chaque année.

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100 millions $ dans la recherche contre le cancer

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Par Sheryl UbelackerLe gouvernement fédéral va investir plus de 100 millions $ sur trois ans dans la recherche sur les cellules souches cancéreuses, en partenariat avec la Californie.

Cette somme permettra de financer les travaux de 50 à 60 chercheurs au Canada.

L’annonce a été effectuée mercredi par le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, à la convention internationale BIO 2008, à San Diego, en Californie.

Les fonds seront attribués au consortium de la Recherche sur les cellules souches cancéreuses qui travaillera avec l’Institut californien pour la médecine régénérative afin de comprendre comment soigner et prévenir le cancer.

Les chercheurs canadiens et californiens, spécialistes mondiaux en la matière, assurent 70 pour cent de la recherche sur les cellules souches cancéreuses en Amérique du Nord. Unir leurs forces aidera à comprendre plus rapidement le rôle de ces cellules dans le développement de la maladie, a souligné le ministre Clement depuis San Diego.

Le consortium de la Recherche sur les cellules souches cancéreuses a été créé dans le cadre d’un partenariat d’innovation stratégique entre le Canada et la Californie impliquant universités, compagnies privées et pouvoirs publics.

Le gouvernement de l’Ontario lui a précédemment versé 30 millions $.

 

© La Presse Canadienne, 2008
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Les produits toxiques doublent le risque de lymphome non hodgkinien

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Des chercheurs subventionnés en partie par la Société canadienne du cancer ont découvert que l’exposition à certains contaminants de l’environnement augmente le risque de lymphome non hodgkinien.

 

Le Dr John Spinelli et son équipe de recherche de la B.C. Cancer Agency ont recueilli des échantillons de sang auprès de quelque 900 résidents de la Colombie-Britannique, dont une moitié étaient atteints de lymphome non hodgkinien  (LNH) et l’autre non. Ils ont constaté que les patients atteints du LNH avaient des concentrations sanguines de contaminants environnementaux, en particulier de pesticides organochlorés et de biphényles polychlorés (BPC), beaucoup plus élevées que les patients non atteints.

 

Les personnes présentant l’exposition totale aux BPC la plus élevée avaient un risque de LNH deux fois plus grand que celles qui y avaient été le moins exposées. De plus, les personnes qui présentaient les plus hautes concentrations d’oxychlordane – un sous-produit du chlordane, un pesticide – couraient un risque 2,7 fois plus élevé de développer le LNH comparativement à celles qui y avaient été le moins exposées.

 

« Nous savons que l’incidence du lymphome non hodgkinien est en hausse constante depuis 30 ans à travers le monde, mais nous n’avons jamais pu mettre précisément le doigt sur les causes de ce phénomène », déclare le Dr Spinelli. « Notre étude contribue à résoudre cette énigme en établissant un lien probant entre ces contaminants spécifiques de l’environnement et ce type particulier de cancer. »

 

Bien que l’utilisation des BPC et des pesticides organochlorés soit interdit au Canada depuis des décennies, ces produits chimiques sont encore en usage dans bien d’autres parties du monde. À l’heure actuelle au Canada, seuls les BPC servant de liquide isolant dans l’équipement électrique existant sont permis. Ce genre de contaminant possède une très longue demi-vie, cependant, ce qui signifie qu’ils pourraient mettre des dizaines d’années ou même plus à se dégrader, explique le Dr Spinelli.

 

La réduction et l’élimination de l’utilisation de ces produits chimiques expliqueraient le plafonnement des taux d’incidence du LNH au cours des dernières années, ajoute le Dr Spinelli, ce qui est logique si on suppose que ces substances ont été à l’origine de l’augmentation initiale du nombre de cas.

 

Comme les facteurs environnementaux ne permettent pas d’expliquer en totalité la situation en ce qui concerne le LNH, l’équipe de recherche tentera maintenant d’identifier les facteurs génétiques qui rendent les individus plus sensibles à ces contaminants. « De cette manière, nous pourrons peut-être connaître le mécanisme par lequel les contaminants accentuent le risque de lymphome », précise le Dr Spinelli, « et cette compréhension pourrait nous aider à identifier les facteurs de risque environnementaux plus rapidement. »

 

Le Dr John Spinelli a reçu environ 554 000 $ de la Société canadienne du cancer pour travailler à cette étude durant 3 ans.

 

En 2007, on estime que 6 800 Canadiens recevront un diagnostic de lymphome non hodgkinien et que 3 100 mourront des suites de la maladie.

 

L’étude a été publiée dans le International Journal of Cancer.

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