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Cancer de la prostate : D’autres gènes identifiés

Prostate cancer, Research news recherche

Les travaux de trois équipes de recherche ont permis d’identifier des variations génétiques associées à une prédisposition au cancer de la prostate.

Les chercheurs ont ainsi pu découvrir une dizaine de régions chromosomiques impliquées dans ce cancer, le plus répandu chez les hommes occidentaux.

Ces régions sont associées à une prédisposition de manière totalement indéniable. C’est important parce que cela fournit des voies de recherche. — Dr Gilles Thomas, Hôpital Tenon, Paris

Une équipe française de l’hôpital Tenon de Paris a permis d’identifier des variations génétiques liées à ce cancer sur les chromosomes 7, 10 et 11.

Des chercheurs de l’Institute of Cancer Research, en Grande-Bretagne, ont mis en évidence des variations sur les chromosomes 3, 6, 7, 10, 11, 19 et X.

Enfin, le groupe islandais deCODE genetics a identifié deux variations sur les chromosomes 2 et X. Cette entreprise a aussi annoncé la création d’un test génétique d’évaluation du risque de cancer de la prostate.

Confirmation

Par ailleurs, ces résultats confirment le lien entre ce cancer et des variations génétiques situées sur les chromosomes 8 et 17, déjà identifiées.

Prudence

Ces identifications, bien qu’importantes, ne représentent que de petites augmentations de risque. Prises individuellement, elles ne sont pas très utiles pour estimer les gens qui seraient à haut risque d’avoir le cancer, affirme le Dr Gilles Thomas.

Les trois études sont publiées dans le Nature Genetics.

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Découverte de nouvelles variations génétiques liées au cancer de la prostate

Prostate cancer, Research news recherche

PARIS (AFP) - Trois groupes indépendants de chercheurs ont découvert de nouvelles variations génétiques associées à une susceptibilité accrue au cancer de la prostate, selon des travaux publiés dimanche en ligne dans Nature Genetics.

Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers chez l’homme, dans les pays développés. 543.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans le monde et il est responsable 200.000 décès par an selon l’Institut national français du cancer.

“Quand on met ensemble les trois études c’est plus d’une dizaine de régions chromosomiques qui sont montrées être, chacune, impliquées dans la prédisposition au cancer de la prostate”, a commenté pour l’AFP le Français Gilles Thomas (Instituts nationaux de la santé, Bethesda, Etats-Unis), co-auteur d’une des études.

“Ces régions sont associées à une prédisposition de manière totalement indéniable. C’est important parce que cela fournit des voies de recherche”, indique-t-il.

Ces travaux d’équipes internationales confirment, par ailleurs, le lien entre ce cancer et des variations génétiques situées sur les chromosomes 8 et 17, identifiées précédemment.

L’étude à laquelle a participé Gilles Thomas, qui a notamment associé l’équipe française d’Olivier Cussenot (hôpital Tenon, Paris), a porté sur 1.172 patients atteints de cancer de la prostate et 1.157 cas témoins. Elle a permis d’identifier des variations génétiques liées au cancer de la prostate sur les chromosomes 7, 10 et 11.

Une autre étude menée sur 1.854 patients et 1.894 cas témoins a mis en évidence des variations sur les chromosomes 3, 6, 7, 10, 11, 19 et X.

Enfin, l’équipe conduite par Julius Gudmundsson (deCODE genetics), qui a étudié le profil génétique de 23.000 Islandais, a identifié deux variations sur les chromosomes 2 et X.

Forte de ces travaux, la société de biotechnologie deCODE genetics annonce le lancement dimanche d’un test génétique d’évaluation du risque de cancer de la prostate.

Pour sa part, Gilles Thomas appelle “à une certaine prudence” vis-à-vis de tests génétiques pour ce cancer, “en dehors d’un programme de recherche rigoureux”, dans la mesure où le niveau d’implication de chacune des régions chromosomiques identifiées “est relativement faible”.

“Ce sont des petites augmentations de risque, qui, prises individuellement, ne sont pas très utiles pour identifier des gens qui seraient à haut risque de développer une maladie et qu’il faudrait suivre de manière particulière”, explique-t-il.

Actuellement, le dépistage de ce cancer repose essentiellement sur deux types d’examen, le toucher rectal pour palper la glande, et un dosage sanguin dit “PSA” (antigène spécifique prostatique).

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Antigène prostatique spécifique (APS)

Prostate cancer

 L’APS est une substance produite dans la prostate et normalement sécrétée dans le liquide séminale. Habituellement, une faible quantité d’APS est également présente dans le sang. Les glandes prostatiques de l’hommes augmentent généralement de volume avec l’âge, il est donc normal que le dosage de l’APS augmente légèrement avec l’âge. Les niveaux de l’APS augmenteront si les cellules de la prostate laissent « écouler » plus d’APS dans le flux sanguin. Les cellules du cancer de la prostate sont plus perméables que les cellules normales de la prostate; les niveaux de l’APS augmentent donc dans la plupart des cas de cancer de la prostate.

Puisqu’un taux élevé de l’APS peut suggérer un cancer de la prostate, il est souvent recommandé aux hommes dont le dosage de l’APS est élevé de subir une biopsie (voir plus loin) pour vérifier la présence de cancer. Plus le dosage de l’APS est élevé, plus la présence de cancer de la prostate est probable.

Les résultats du test sanguin de dosage de l’APS sont exprimés en nanogrammes par millilitre (ng/mL). Des résultats inférieurs à 4 ng/ml étaient autrefois considérés comme normaux. Des valeurs entre 4 et 10 étaient considérées comme limites. Toutefois, puisque la valeur « normale » de l’APS est influencée par l’âge et la race, la plupart des médecins utilisent les facteurs d’ajustement en fonction de l’âge et de la race présentés ci-dessous :

Facteurs d’ajustement des valeurs d’APS en fonction de l’âge et de la race
Âge Blancs Noirs Asiatiques
40 à 49 2,5 2,0 2,0
50 à 59 3,5 4,0 3,0
60 à 69 4,5 4,5 4,0
70 à 80 6,5 5,5 5,0
Source : Prostate Cancer A Guide for Patients, par Dr Laurence Klotz

Bien qu’initialement considéré comme un marqueur relativement spécifique du cancer de la prostate, le dosage de l’APS est largement reconnu comme un marqueur d’une maladie de la prostate plutôt que celui d’un cancer de la prostate. Mise à part l’influence de l’âge et du cancer de la prostate, le niveau de l’APS peut aussi augmenter en raison de :

Hypertrophie bénigne de la prostate (HPB)

Il s’agit d’une augmentation du volume de la prostate, non cancéreuse et assez fréquente, qui survient chez plusieurs hommes au cours du vieillissement. Prostatite, l’inflammation de la glande prostatique, qui peut être associée à une infection urinaire.

Éjaculation.

Après l’éjaculation, les niveaux de l’APS peuvent augmenter temporairement pendant un ou deux jours.Les niveaux de l’APS peuvent aussi diminuer dans certaines circonstances. Ce résultat peut mener à des mesures faussement rassurantes de l’APS; il est donc important d’informer votre médecin si vous prenez des médicaments comme le finasteride (proscar) ou le dutasteride (Avodart).

Certains suppléments alimentaires peuvent également faire chuter l’APS, il est donc également important d’informer votre médecin si vous prenez des suppléments.

Des rapports récemment publiés indiquent que dans certaines parties de l’Amérique du Nord, l’HPB est la cause la plus fréquente de taux élevé de l’APS. Dr Stamey et d’autres chercheurs ont alors remis en question l’utilité d’un dosage de l’APS isolé dans le contexte d’un diagnostic de cancer de la prostate. D’autres données indiquent qu’environ un homme sur quatre qui présente un taux de PSA inférieur à 4 ng/ml est en fait atteint d’un cancer de la prostate (McConnell et al.) Bien que ces données mettent en lumière les lacunes d’un dosage de l’APS, le fait est que plus de 80 pour cent des hommes ayant reçu un diagnostic de cancer de la prostate présente un taux élevé d’ASP. Le dosage de l’APS est également un précieux outil après le traitement d’un cancer de la prostate.

Étant donné les lacunes du dosage de l’APS (du point de vue du diagnostique de cancer de la prostate), plusieurs méthodes ont été mises au point pour en améliorer la fiabilité.

Taux de l’APS (libre par rapport au total)

La majorité de l’APS dans le sang est lié aux protéines dans le système sanguin. Une faible quantité n’est pas liée à ces protéines, elle est appelée APS libre. Dans le cas de cancer de la prostate, le rapport de l’APS libre (non lié) au total d’APS est faible. Le risque de cancer augmente si le rapport libre/total est inférieur à 25 %. Plus le rapport est faible, plus le risque de cancer de la prostate est élevé.

Vélocité de l’antigène prostatique spécifique (APS-V)

Le taux de variation de l’APS change avec le temps. Une augmentation rapide de l’APS suggèrera davantage un tumeur naissante qu’une augmentation très lente. La biopsie est donc souvent recommandée aux hommes dont les dosages APS-V annuel sont supérieurs ou égaux à 0,75 ng/ml. Toutefois, puisque l’APS peut varier de 30 à 40 % de son seuil de base chez un individu donné, il faut idéalement au moins trois valeurs du dosage de l’APS pour calculer la vélocité de l’APS.

Temps de doublement d’APS (APS-DT)

Le temps requis pour que la valeur de l’APS double. Un court temps de doublement indique la croissance rapide de la tumeur; inversement, un temps de doublement plus long indique une tumeur à développement moins rapide ou une HBP. Un médecin pourrait donc recommander une biopsie si l’APS-DT est de trois ans ou moins.

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Phases du cancer de la prostate

Prostate cancer

Il y a quatre phases distinctes de progression du cancer de la prostate. Ce sont :

  • Cancer localisée : le cancer est confiné à la prostate.
  • Cancer récurrent : les signes de cancer se présentent à nouveau après une thérapie localisée, mais il n’y a aucune preuve de métastase.
  • Cancer métastatique : le cancer s’est propagé à l’extérieur de la prostate.
  • Cancer réfractaire à l’hormonothérapie : le cancer continue de croître en dépit de l’hormonothérapie.

Tous les hommes ne connaîtront pas toutes les phases. Dans certains cas, le cancer se développe si lentement qu’il reste confiné à la prostate jusqu’à la fin de la vie du patient. Pour plusieurs autres hommes, le cancer localisé sera complètement éliminé avec des traitements comme la chirurgie ou la radiothérapie. Malheureusement, il y a toujours la possibilité de récurrence du cancer localisé ou d’absence de diagnostic avant que le cancer ne se soit propagé à l’extérieur de la prostate. Les médecins recommandent différentes approches de traitement en fonction de l’état de la maladie.

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