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Recherche sur le cancer: La marche de l’espoir

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Le Relais pour la vie, qui a débuté la nuit dernière, a pris fin samedi matin au pavillon sportif de l’Université du Québec à Chicoutimi. Près de 1500 marcheurs ont participé à cet événement qui vise à recueillir des fonds pour financer la recherche sur le cancer.
Parmi les participants, il y avait 245 survivants, soit des personnes qui sont parvenues à traverser la difficile épreuve du diagnostic et du traitement de la maladie.

Selon les organisateurs, l’événement devrait rapporter quelque 225 000 $.

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Atténuation du fardeau du cancer

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La ministre slovène de la santé, Mme Zofija Mazej Kukovič, a présidé, aujourd’hui à Luxembourg, la deuxième journée de la session du Conseil « Emploi, politique sociale, santé et consommateurs » (EPSCO). Les ministres en charge de la santé ont adopté des conclusions sur l’atténuation du fardeau du cancer dans lesquelles ils invitent les Etats membres à élaborer et mettre en œuvre des stratégies globales pour maîtriser cette maladie. Celles-ci doivent intégrer « la prévention de la maladie, son dépistage précoce, le meilleur traitement possible, l’assistance psychosociale, la réhabilitation et les soins palliatifs » a souligné Mme Mazej Kukovič. La présidence slovène a donc réussi à obtenir, après le succès de la conférence d’experts en la matière, un engagement politique de la part des Etats membres en vue d’atténuer le fléau que représente le cancer.

Par ailleurs, l’échange de vues des ministres a de nouveau mis en évidence l’importance de la prévention de cette maladie. En effet, au moins un tiers de tous les cancers pourrait être ainsi évité. Dans leurs conclusions, les ministres invitent les Etats membres à poursuivre l’élaboration et la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir la santé et à préserver les populations des principaux facteurs de risques, tels que le tabac, une alimentation peu saine, le manque d’activité physique et une consommation nocive et dangereuse d’alcool.

Le débat sur l’atténuation du fléau du cancer qui a été mené sous la présidence slovène aura une incidence considérable sur les futures politiques de la Commission européenne qui doit préparer le plan d’action de l’UE en matière de lutte contre le cancer. Ce plan devrait traiter des différents aspects de la lutte globale contre le cancer. Sa mise en œuvre contribuera à la réduction non seulement du fardeau du cancer mais aussi de celui de nombreuses autres maladies chroniques, tout en permettant à l’UE de se rapprocher de l’objectif que la Slovénie s’est assigné en matière de santé durant sa présidence.

Le Conseil a également adopté des conclusions sur la résistance aux agents antimicrobiens, autre question à laquelle la présidence slovène a accordé la priorité. L’utilisation excessive des antibiotiques a abouti à une évolution et une propagation accélérées des micro-organismes qui ont réussi à développer des résistances à l’égard de ces derniers. De ce fait, nous sommes confrontés à l’inefficacité de certains traitements médicaux conventionnels, ce qui représente un risque pour la santé publique en Europe et partout dans le monde.

Dans les conclusions adoptées aujourd’hui, le Conseil invite les Etats membres à veiller à ce que les structures et ressources nécessaires à la mise en œuvre de la recommandation de 2002 du Conseil, relative à l’utilisation prudente des agents antimicrobiens en médecine humaine, soient disponibles et à poursuivre la mise en œuvre de stratégies spécifiques visant à limiter la résistance antimicrobienne.

En outre, le Conseil invite les Etats membres à continuer de promouvoir une utilisation prudente des antibiotiques par l’intermédiaire de campagnes de sensibilisation visant le grand public, les médecins, les professionnels des secteurs de la santé humaine et animale et les vétérinaires, en leur proposant des messages crédibles, scientifiquement fondés et reposant sur des données probantes ainsi que des informations sur les risques liés à l’utilisation abusive et incontrôlée des médicaments.

Les ministres ont également invité la Commission à soutenir la recherche dans le domaine de la résistance antimicrobienne, à continuer à promouvoir, conformément à l’approche visant l’intégration des questions de santé dans toutes les autres politiques sectorielles, la coopération entre toutes les directions générales et les agences concernées, et à faciliter la coopération entre les Etats membres sur tous les aspects de la lutte contre la résistance antimicrobienne.

En insistant sur cette question, la présidence slovène a atteint son objectif en la matière qui est de lancer un débat approfondi sur ce problème urgent. La présidence slovène se réjouit de l’engagement pris par la Commission et les Etats membres auprès des futures présidences à continuer à accorder une priorité absolue à la lutte contre la résistance antimicrobienne.

EU2008

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La ménopause

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La ménopause, qui désigne l’arrêt définitif des règles, survient généralement entre 45 et 55 ans. Elle concerne toutes les femmes, mais reste méconnue. Le point sur ce phénomène inévitable, ses symptômes, ses conséquences, ses traitements, et sur son installation… progressive !

Le terme “ménopause” désigne l’arrêt définitif des règles, de la menstruation. La ménopause survient généralement entre 45 et 55 ans.
On parle de ménopause précoce avant 40 ans (1 à 2 % des femmes seulement) et de ménopause tardive en général au-delà de 55-60 ans (moins de 10 % des femmes).
L’âge de la ménopause est génétiquement déterminé, il a peu varié au fil des siècles, contrairement à celui de la puberté…
A savoir : le tabagisme avance la survenue de la ménopause de 1 à 2 ans.

La ménopause est due à l’arrêt de production des hormones sexuelles féminines (oestrogènes et progestérone) par les ovaires, deux glandes situées de part et d’autre de l’utérus, dans le petit bassin (pelvis). Les ovaires vieillissent et perdent des cellules sexuelles (productrices d’hormones) dès la période foetale. Après cinquante ans, il n’en reste mathématiquement plus assez pour assurer la fécondité féminine. Les ovaires cessent ainsi de produire des ovules, qui, en fusionnant avec un spermatozoïde, deviennent un foetus.

Comme la grossesse, la ménopause n’est pas une maladie. Elle survient chez toutes les femmes qui ont eu une puberté et des règles. Elle peut être provoquée par certains traitements (chimiothérapies anticancéreuses notamment), l’ablation des ovaires, ou des maladies auto-immunes (polyarthrite)…

La ménopause n’est pas brutale. Elle commence 8 à 10 ans avant l’interruption des règles. On parle de “périménopause” pour définir l’ensemble de la période de perturbation hormonale liée à l’arrêt progressif des hormones et des ovulations. Première phase : les cycles raccourcissent et s’accompagnent de troubles divers liés au déséquilibre hormonal : oedème prémenstruel, tension des seins, augmentation de l’appétit sexuel et rebond transitoire de fécondité (ceci explique la naissance de petits derniers). La deuxième phase de la ménopause (3-4 ans avant l’arrêt des règles) se caractérise par des cycles qui s’allongent parfois de plusieurs mois. Au-delà d’un an d’absence de règles (aménorrhée), on parle de ménopause installée.

S’il est aisé d’évoquer le diagnostic d’après les faits, il est difficile de prévoir exactement le déroulement de la ménopause. L’arrêt des règles (depuis au moins 12 mois) survient autour de 50 ans, accompagné de troubles liés à la privation totale d’estrogènes. Leur catalogue est long et inquiétant mais aucune femme n’est condamnée à les connaître tous : les variations individuelles sont importantes. Parmi ces signes : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, insomnies (dues souvent aux bouffées de chaleur), douleurs articulaires, irritabilité, tristesse, fatigue, prise de poids, troubles urinaires (infections, urgences mictionnelles) et génitaux (la sécheresse vaginale rend les rapports sexuels pénibles)…  

Pas d’examens biologiques, ni l’imagerie s’il s’agit d’une ménopause naturelle, survenant à un âge normal (selon les antécédents familiaux). Les dosages hormonaux ne sont que des indicateurs pour confirmer une ménopause précoce, explorer une stérilité ou étayer d’autres diagnostics. Le seul dosage hormonal sanguin utile est la FSH (Folliculo Stimulating Hormon). Une échographie des ovaires et de l’utérus n’est pas nécessaire. On pratique parfois un test à la progestérone (10 jours) pour voir si la ménopause n’est pas encore totale. Attention : la périménopause est une transformation importante. Différents bilans s’imposent : glycémie (diabète), pression artérielle (hypertension), lipides sanguins (cholestérolémie en particulier), état du coeur et des vaisseaux, état gynécologique et mammaire.

On ne traite pas la ménopause, mais ses manifestations immédiates dites climatériques, si elles sont trop pénibles. Celles-ci s’atténuent spontanément en plusieurs mois, parfois plusieurs années. On traite en revanche les risques à long terme liés à la carence en oestrogènes : l’ostéoporose et la détérioration cardiovasculaire. La chute des oestrogènes favorise aussi la détérioration intellectuelle et Alzheimer. Le TSH/THM doit être pris avec prudence. Les données scientifiques veulent qu’on l’utilise transitoirement, à la dose la plus faible possible, en faisant la part des risques et des bénéfices pour chaque femme et seulement si elle est très gênée par les symptômes (bouffées de chaleur, fatigue, irritabilité, sécheresse des muqueuses…). Il nécessite une surveillance médicale.

La ménopause est définitive. Les femmes vivent un tiers de leur vie dans cet état, la moitié pour les centenaires de plus en plus nombreuses. La survenue de la ménopause doit être l’occasion d’un bilan de santé, et d’instaurer un mode de vie sain. Marchez rapidement au moins 30 min par jour (entretien du coeur), mangez équilibré avec des produits laitiers (calcium), exposez-vous modérement, mais régulièrement au soleil (vitamine D). L’arrêt du tabac est indispensable pour limiter la détérioration du coeur, des vaisseaux, du cerveau, des poumons… L’humeur dépressive doit être combattue par la consultation du médecin et du psychothérapeute.

 

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Santé cardiaque : La jeunesse par le vin

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Les nutritionnistes se demandent depuis des années comment les Français font pour avoir un bilan cardiaque aussi bon en ingérant de telles quantités de gras saturés.

La réponse à ce qu’ils appellent le « paradoxe français » pourrait se trouver dans un verre quotidien de vin… rouge. Plus particulièrement dans les faibles doses de resvératrol, ce constituant naturel du vin rouge retrouvé également dans les arachides et les grenades.

 

De nombreuses recherches sur des rongeurs ont mis en évidence les effets positifs de l’ingestion de resvératrol contre certains cancers (prostate). Toutefois, la quantité étudiée équivalait à une bouteille de vin par jour pour un humain. C’est beaucoup plus que les trois verres par jour pour un homme et deux pour une femme que recommande l’Organisation mondiale de la santé.

 

La recherche

 

L’équipe de l’Université du Wisconsin a introduit de faibles doses de resvératrol dans la nourriture de souris d’âge moyen pour s’apercevoir que cet agent, dont les effets sont comparables à une restriction alimentaire, avait une influence sur les leviers génétiques du vieillissement et conférait une protection particulière au coeur.

 

Ainsi, selon les auteurs, un verre de vin ou des suppléments alimentaires contenant même de faibles doses de resvératrol jouent un rôle important dans le freinage du vieillissement cardiaque.

 

Une réalité qui expliquerait la relativement bonne condition cardio-vasculaire de populations consommatrices de vin, comme les Français ou les habitants de pays du sud de l’Europe.

 

Les résultats complets de cette étude sont publiés dans le PloS.

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