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Des Prévostoises marcheront pour le cancer du sein

Breast cancer du sein, Events, Research news recherche

Des Prévostoises marcheront pour le cancer du sein 22 au 24 août 2008

par isabelle houle

Maïka Girard et son groupe d’amies marcheront à Montréal pour amasser des fonds pour combattre le cancer du sein. Elles soutiendront principalement les recherches de l’Hôpital général juif. Pour ce faire, elles invitent la population à un quillothon qui aura lieu le 12 avril prochain au Centre de Quilles Lafontaine.

Pour pouvoir participer au week-end de la marche pour lutter contre le cancer du sein du 22 au 24 août 2008, les 4 participantes de la région doivent amasser chacune 2000 $.

« Nous avons procédé à plusieurs levées de fonds pour atteindre notre objectif. Emballage-cadeau, vente de chocolat faits maison, des bracelets, etc. On espère que cette activité de quilles sera un succès… », affirme Maïka Girard.

Une cause personnelle

« Je ne suis pas une survivante, je n’ai pas été atteinte physiquement par la maladie, mais j’ai récemment perdu ma belle-mère à cause du cancer du sein. Je connais aussi d’autres personnes atteintes. On dirait qu’aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri d’un tel fléau. Mes amies et moi avons donc décidé de faire notre part, nous sommes très motivées à soutenir la cause. »

Des femmes en forme

L’équipe composée de Maïka Girard, Céline Dussureault, Estelle Gladue et Céleste Doiron s’entraîne actuellement pour être en parfaite condition physique lors de la grande marche.

« Nous avons reçu un programme d’entraînement adapté à la marche du mois d’août. Nous sommes tout de même déjà très en forme, j’ai déjà fait un demi-marathon avec de mes coéquipières alors nous allons être prêtes pour affronter les 35 kilomètres du samedi et les 25 kilomètres du dimanche! », souligne madame Girard.
 

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Le cancer du sein plus agressif chez les femmes obèses

Breast cancer du sein

PHILADELPHIA – D’après une étude publiée dans l’édition du 15 Mars de la revue Clinical Cancer Research (une revue de l’American Association for Cancer Research), les femmes obèses ou souffrant de surcharge pondérale, atteintes de cancer du sein, ont un taux de survie plus bas et une forme plus agressive de la maladie.

« Plus la patiente est obèse et plus la maladie est agressive, » indique Massimo Cristofanilli, MD, professeur associé de médecine au Department of Breast Medical Oncology à l’University of Texas M.D. Anderson Cancer Center. « Nous découvrons que les tissues adipeux peuvent augmenter l’inflammation, ce qui conduit à une forme plus agressive de la maladie. »

Cristofanilli et ses collègues ont suivi 606 femmes atteintes de formes avancées et localisées de cancer du sein. Les femmes ont été classées en trois groupes en fonction de leur index de masse corporelle : normal/maigre (24,9 et moins), en surcharge pondérale (au moins 25 mais moins de 30) ou obèse (plus de 30). L’index de masse corporelle est obtenu en divisant le poids de la personne par sa taille.

Au bout de cinq ans, le taux de survie global était de 56,8% parmi les femmes obèses, 56,3% pour les femmes en surcharge pondérale et 67,4% pour les femmes dont le poids était normal. Le taux de survie à 10 ans était de 42,7% parmi les femmes obèses, 41,8% pour les femmes en surcharge pondérale et 56,5% pour les femmes dont le poids était normal.

Les chercheurs ont découvert que taux de cancer inflammatoire du sein - préalablement identifié comme ayant un pronostic moins favorable que les cancers du sein non inflammatoires – était de 45% parmi les femmes obèses, contre 30% chez les femmes en surcharge pondérale et seulement 15% chez les femmes ayant un poids normal.

Le risque de rechute du cancer du sein était également plus élevé chez les femmes obèse ou en surcharge pondérale. Au bout de cinq années, 50,8% des femmes obèses avaient connu une rechute contre 38.5% des femmes dont le poids était normal. A l’issue des dix années, le taux de rechute était de 58% pour les femmes obèse et de 45,4% parmi les femmes dont le poids était normal.

« L’impact de l’obésité va au-delà de la physionomie de la personne ou de l’effort physique nécessaire pour porter des kilo superflus. Une attention particulière doit être portée à nos patientes en surcharge pondérales, » indique Cristofanilli
Cristofanilli ajoute que les médecins doivent suivre avec attention les patientes atteintes de cancer du sein car les molécules habituellement utilisées, telle que le tamoxifen, tendent à augmenter la charge pondérale au cours du traitement.

« Nous avons fait de gros progrès dans la maîtrise des effets secondaires aigus de la chimiothérapie chez nos patientes, telles que les nausées qui disparaissent en quelques jours, » mentionne Cristofanilli .

« A la suite des nausées, nos patientes ont tendance à se suralimenter, ce qui augmente leur risque de prise de poids. Nous avons besoin de développer des présentations et des méthodes afin de mieux suivre ces patientes et leur mode de vie». 

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Nouveaux résultats d’un essai clinique sur le cancer du sein

Breast cancer du sein

De nouveaux résultats d’un essai clinique sur le cancer du sein révèlent que la plupart des décès sont dus à d’autres causes que le cancer du sein

Février 2008 – De nouvelles observations issues d’un essai clinique de pointe sur le cancer du sein et le médicament létrozole indiquent que dans le groupe à l’étude, les patientes étaient plus susceptibles de mourir de causes non associées au cancer du sein.

L’équipe de chercheurs a découvert que des problèmes de santé autres que le cancer du sein étaient responsables de 60 % des décès. Ces problèmes étaient principalement les suivants : maladies cardiovasculaires incluant les accidents vasculaires cérébraux (15 %), autres tumeurs malignes (15 %), infection (6 %), causes multiples (5 %) et défaillance d’un organe non associé au système cardiovasculaire (4 %). Les résultats étaient particulièrement frappants dans le cas des femmes plus âgées. Chez les femmes de 70 ans et plus, 72 % des décès étaient attribuables à d’autres causes que le cancer du sein. Ces nouveaux résultats ont été publiés dans le numéro du 12 février 2008 du Journal of the National Cancer Institute.

Les résultats de l’étude originale ont d’abord été publiés dans The New England Journal of Medicine en octobre 2003; 5170 survivantes du cancer du sein ménopausées dont l’âge médian était de 62 ans (la fourchette d’âge s’étendait de 32 à 94 ans) participaient à l’étude. Les chercheurs avaient conclu que les femmes ayant pris du létrozole pendant une période d’au plus cinq ans au terme d’un traitement initial de cinq ans au tamoxifène voyaient leur risque de récidive du cancer réduit de manière appréciable. L’essai clinique était coordonné par le Groupe des essais cliniques de l’lnstitut national du cancer du Canada et subventionné en partie par la Société canadienne du cancer.

Grâce à la pratique systématique de la mammographie et à l’amélioration des traitements contre le cancer du sein, davantage de femmes survivront à la maladie à un âge plus avancé – elles pourraient donc courir un risque plus élevé de mourir d’autres causes que le cancer du sein, selon la Dre Judith-Anne Chapman, auteure principale de l’étude.

« Les résultats de l’étude indiquent que nous traitons avec succès les femmes touchées par le cancer du sein. Notre recherche souligne toutefois la nécessité de porter particulièrement attention aux femmes plus âgées et à leurs risques potentiels de décès d’autres causes », déclare la Dre Chapman.

Le cancer du sein  est la forme de cancer la plus répandue chez les Canadiennes. En 2007, on estime que 22 300 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein et que 5 300 mourront des suites de la maladie.

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Recherche et cancer du sein

Breast cancer du sein, Research news recherche

 La lutte contre le cancer du sein est semée d’embûches. Au Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre, les chercheurs unissent leurs efforts pour gagner la bataille.
Par Hannah Hoag

 À la fin des années 1960, Kathy Pritchard était étudiante en médecine à l’Université Queen’s quand elle assista à une autopsie qui allait changer sa vie. La patiente avait été diagnostiquée d’un cancer du sein dix ans auparavant. Les traitements avaient permis de tenir la maladie en respect pendant neuf ans, mais elle était soudainement réapparue et avait eu raison de cette femme en quelques mois. « J’essayais de comprendre ce qui se passait, pourquoi certaines patientes s’en sortaient sans récidive et d’autres pas. Je me demandais quel facteur provoquait ces récidives et comment on pouvait agir sur ce facteur », nous confie la Dre Pritchard, chef de la Division des essais cliniques et de l’épidémiologie au Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre (SW).Aujourd’hui, la Dre Pritchard tient la barre d’un nouveau centre de recherche, le Breast Cancer Research Centre au SW. L’interdisciplinarité qui y est mise en œuvre a pour effet de rapprocher des patientes les chercheurs de laboratoire et experts en essais cliniques. En utilisant des techniques d’imagerie de pointe et des tests génétiques pour dépister le cancer du sein chez les groupes à haut risque, ces spécialistes veulent rendre les interventions moins invasives et les pronostics plus précis. « Nous visons une plus grande cohésion dans les soins et nous voulons faire en sorte que la recherche évolue d’une approche scientifique fondamentale à une approche clinique », fait valoir la Dre Pritchard.

Chaque année, un très grand nombre de femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein. On estime qu’en 2005, 21 600 Canadiennes recevront un tel diagnostic; parmi elles, 5 300 mourront de la maladie. Environ une Canadienne sur neuf sera victime d’un cancer du sein au cours de sa vie. La bonne nouvelle, c’est que les taux de mortalité sont en régression depuis les années 1950 grâce à un dépistage plus précoce, à la détection par mammographie et à l’amélioration des traitements.

Récemment, un chercheur du SW, le Dr Martin Yaffe a établi que la mammographie numérique était supérieure à la mammographie traditionnelle sur film pour le dépistage des tumeurs chez les femmes préménopausées de moins de 50 ans et chez celles qui ont des seins denses. Un autre chercheur, le Dr Don Plewes, travaille à la mise au point de techniques d’imagerie par résonance magnétique (RM) afin de dépister le cancer du sein chez les femmes qui présentent des mutations héréditaires des gènes BRCA1 ou BRCA2 et qui, de ce fait, sont plus à risque. « Ces femmes sont plus susceptibles de développer un cancer très jeune… et les méthodes traditionnelles de dépistage ne sont pas aussi efficaces pour elles », explique le Dr Plewes. De résultats récents démontrent que la RM est environ deux fois plus efficace que la mammographie traditionnelle ou les ultrasons pour détecter des tumeurs chez ce groupe de femmes.

L’imagerie est également mise à contribution afin d’améliorer la précision de la chirurgie du sein. Les chirurgiens font face à une grande difficulté : ils doivent retirer suffisamment de tissu pour éliminer le cancer, mais en conserver assez pour préserver l’intégrité du sein de la patiente. Grâce à une salle d’opération expérimentale, les Drs Yaffe et Plewes et la chirurgienne oncologue Claire Holloway utilisent des techniques d’imagerie pour délimiter le contour de la tumeur et guider la chirurgie. Les Drs Holloway et Yaffe travaillent également à la mise au point d’une technique d’imagerie 3D qui permettra aux chirurgiens de s’assurer qu’ils ont retiré la totalité des tissus cancéreux.La médecine entrant de plain-pied dans l’âge de la génomique, les chercheurs établissent de plus en plus un lien entre la constitution génétique d’une patiente et la probabilité de rétablissement. Arun Seth, chef du Centre de génomique au Research Institute du SW, se fonde sur la constitution génétique pour comprendre pourquoi une tumeur est susceptible de métastaser et déterminer les meilleurs traitements. Les pronostics sont plus justes quand on remplace les mesures classiques par le test génétique. « C’est un avantage pour la patiente », estime le Dr Seth.Même après un traitement réussi, de nombreuses femmes sont victimes d’une récidive de leur cancer du sein. C’est cette persistance de la maladie qui a d’abord attiré la Dre Pritchard dans ce champ de recherche et l’amène aujourd’hui à jouer un rôle de premier plan dans des essais cliniques qui, espère-t-elle, pourraient un jour permettre d’enrayer ce cancer. Elle a récemment codirigé un essai sur le létrozole qui a démontré que ce médicament pouvait réduire de plus de 40 % le risque de récidive chez les femmes préménopausées ayant pris du tamoxifène pendant cinq ans. Le nouveau centre a aménagé un espace pour les essais cliniques adjacent aux salles de consultation médicale.

« Comme ça, tout sera à proximité, précise la Dre Pritchard. Il s’agira d’un service centralisé pour toute nouvelle patiente. »

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