Les soins offerts aux femmes atteintes d’un cancer du sein ne sont pas les mêmes selon l’endroit où elles se trouvent au Canada, montre un rapport du Réseau canadien du cancer du sein.
Le document publié par l’organisme national fait ressortir les inégalités qui existent entre les provinces et territoires en ce qui concerne l’accès, mais également les traitements eux-mêmes.
Selon les données, les normes actuelles de soins sont très différentes d’une région à l’autre au pays. Elles montrent, entre autres, qu’il n’y a aucune directive nationale pour les temps d’attente en ce qui a trait à la chirurgie et à la chimiothérapie.
Pour ce qui est de la radiothérapie, seulement la moitié des provinces et territoires affichent des temps d’attente qui égalent ou dépassent la norme nationale de quatre semaines.
Voici les autres points importants du rapport :
- Dans certaines provinces, il n’existe pas de système de déclaration des temps d’attente et pratiquement pas de données sur le sujet.
- Le processus d’homologation des médicaments est long: il faut parfois compter jusqu’à cinq ans entre le dépôt initial d’une demande d’homologation par le fabricant et l’inscription du médicament sur la liste de la province ou du territoire.
- Le Canada accuse un retard par rapport à d’autres pays en ce qui a trait à l’informatisation des dossiers de santé, ce qui pourrait contribuer à la réduction des délais d’attente.
Environ 22 000 Canadiennes reçoivent un diagnostic de cancer du sein chaque année.
L’importance du suivi
Le cancer du sein requiert un bon suivi puisqu’il peut prendre de multiples formes et chaque type de tumeur exige un traitement différent. De plus, le stade d’évolution du cancer influe sur le type de traitement choisi et l’urgence à entreprendre ce traitement.
Ce rapport a été présenté aux participants de la 5e conférence mondiale sur le cancer du sein, qui se tient à Winnipeg.