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Le cancer du poumon est un type de cancer pour lequel les chances de guérison sont faibles. Il existe par contre plusieurs moyens de le prévenir.
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Peu importe l’âge et les habitudes de tabagisme, cesser de fumer réduit le risque d’être atteint de cancer du poumon et d’une foule d’autres maladies2.
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Cinq ans après avoir cessé de fumer, le risque de cancer du poumon diminue de moitié. Dix à quinze ans après la cessation, le risque rejoint presque celui des personnes qui n’ont jamais fumé2.
Principale mesure préventive
Le moyen préventif le plus efficace est sans aucun doute de ne pas commencer à fumer ou d’arrêter de fumer. Réduire sa consommation permet aussi de réduire le risque de cancer du poumon.
Autres mesures
Éviter la fumée secondaire.
Éviter de s’exposer à des substances cancérogènes en milieu de travail. Si vous devez manipuler de tels produits, respectez les mesures de précaution propres à chaque produit. Attention de ne pas ramener vos vêtements de travail à la maison.
Avoir une saine alimentation, qui inclut de cinq à dix portions de fruits et de légumes par jour. Une diète riche en fruits et en légumes réduit le risque de cancer du poumon de 20 % à 30 %, même chez les fumeurs, d’après un rapport de l’American Institute for Cancer Research26. Il semble que les personnes à risque doivent porter une attention particulière aux fruits et aux légumes riches en bêta-carotène. En consommer en moyenne sept portions par semaine réduirait le risque de cancer du poumon de moitié21. Cependant, les fumeurs devraient éviter de consommer des suppléments de bêta-carotène12-15. Voir la section Approches non recommandées.
Par ailleurs, des études épidémiologiques indiquent que les crucifères (les choux de toutes sortes, le cresson, les navets, les radis, etc.) exercent un effet préventif contre le cancer du poumon, en raison des isothiocyanates qu’ils contiennent13. Lors des études, la réduction du risque variait de 35 % à 70 %, selon le métabolisme des sujets (ceux qui, de par leur génétique, éliminent lentement les isothiocyanates en tiraient plus de bénéfices)13,27-29.
Éviter l’exposition à l’amiante. Vérifiez si les isolants sont à l’amiante avant d’amorcer des rénovations. Si c’est le cas et que vous souhaitez les enlever, il vaut mieux demander à un professionnel de le faire. On risque sinon de s’y exposer inutilement.
Mesurer la teneur en radon de l’air dans sa maison. Cette mesure peut être indiquée si votre localité se trouve dans l’une des zones où les concentrations de radon sont élevées. On peut tester le taux de radon à l’intérieur de la maison à l’aide d’un appareil conçu à cet effet, ou encore en faisant appel à un service privé. La concentration de radon dans l’air extérieur varie de 5 à 15 Bq/m3. La concentration moyenne en radon dans l’air intérieur varie beaucoup d’un pays à l’autre. Au Canada, elle fluctue de 30 à 100 Bq/m3. Les autorités recommandent aux particuliers de prendre les mesures pour corriger la concentration de radon lorsque celle-ci dépasse 800 Bq/m3.36,37 Voir Sites d’intérêt (dans Documents associés) pour connaître les concentrations de radon selon les différentes zones géographiques d’Amérique du Nord.
Voici quelques mesures qui permettent de réduire l’exposition au radon dans les maisons à risque30 :
- améliorer l’aération;
- ne pas laisser de planchers en terre battue dans les sous-sols;
- rénover les vieux planchers du sous-sol;
- sceller les fissures et les ouvertures dans les murs et les planchers.
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Le dépistage précoce du cancer du poumon chez les personnes qui n’ont pas de symptômes, mais qui sont à risque, n’est pas recommandé. À l’heure actuelle, les experts estiment que la médecine ne dispose d’aucune méthode de dépistage sécuritaire et fiable chez ces personnes21,22. En effet, les études démontrent que le dépistage annuel par des radiographies thoraciques aux rayons X ou par la recherche de cellules cancéreuses dans les crachats des fumeurs ne permet pas de prolonger la vie ou d’augmenter les possibilités de guérison. Des recherches portent actuellement sur des méthodes d’imagerie plus sensibles, qui permettraient de détecter les tumeurs à un stade encore plus précoce.
Une recherche préliminaire, menée en 2006 par des chercheurs californiens, concluait que des chiens entraînés parviennent à détecter un cancer du poumon avec un taux de réussite de 99 %, simplement en reniflant l’haleine39. Les auteurs de l’étude tentent maintenant d’identifier les substances chimiques dans l’haleine qui révèlent la présence d’un cancer.
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