Les cancers du col utérin figurent parmi les tumeurs (malignes) les plus communes.
Mais la grande majorité des femmes à qui on a diagnostiqué cette affection en est heureusement complètement guérie. C’est parce que les tumeurs ont tendance à évoluer lentement. On incite les femmes à subir régulièrement le test de Pap (frottis cervicovaginal) qui permet le dépistage précoce de tumeurs et laisse par conséquent amplement le temps de les soigner dans bien des cas.
Les jeunes femmes âgées de 9 à 26 ans peuvent aussi diminuer leur risque de cancer du col utérin en se faisant vacciner contre ce type de cancer. Les recommandations sur la fréquence des examens de dépistage varient d’une province à l’autre. Tous les programmes provinciaux ciblent les femmes âgées de 18 à 69 ans.
Au cours d’une année typique, environ 1 450 femmes au Canada reçoivent le diagnostic de cancer du col utérin, et environ 430 d’entre elles n’y survivent pas. La plupart des femmes qui en meurent se situent dans le groupe le plus âgé, et le cancer de la plupart d’entre elles a été dépisté alors qu’il s’était déjà disséminé. Ce genre de situation ne peut vraisemblablement se produire que si vous ne subissez pas de frottis cervicovaginal régulièrement. Depuis la mise en pratique du frottis cervicovaginal en 1941, le taux de décès attribuable au cancer du col utérin a baissé de 90 %. Le frottis cervicovaginal permet de découvrir les personnes susceptibles de contracter le cancer du col utérin dans un proche avenir ; cette pratique permet donc aux médecins de prendre des dispositions pour prévenir l’apparition de l’affection.
Les tissus du col de l’utérus sont particulièrement sujets aux modifications cellulaires anormales, et un grand nombre de femmes ont des tumeurs ou néoplasmes (nouvelles excroissances) dans ces zones de l’appareil génital.
Seulement un petit nombre de ces modifications sont en fait cancéreuses. Certaines sont bénignes, ce qui signifie qu’elles ne se multiplieront pas ni ne s’étendront aux autres organes, et par conséquent, elles ne sont pas cancéreuses. D’autres modifications sont considérées précancéreuses et pourraient exiger un traitement chirurgical semblable à celui mis en œuvre pour guérir le cancer lui-même. De nombreuses femmes qui, à vrai dire, ne sont pas atteintes de cancer ont tout de même besoin des soins d’un oncologue (médecin spécialisé dans le traitement du cancer).
La prévention du cancer peut nécessiter toute une gamme de procédés diagnostiques et chirurgicaux qui prennent beaucoup de temps. De même, les femmes qui ont été guéries d’un cancer du col utérin ont souvent besoin d’un traitement complémentaire, surtout si la radiothérapie a été utilisée. La méthode de prévention la plus récente est une vaccination contre 4 des types de VPH les plus communs. Le VPH, ou virus du papillome humain, est un virus transmis sexuellement qui peut causer le cancer du col utérin et bien d’autres problèmes de santé. Le vaccin protège contre les types de VPH qui causent environ 70 % de tous les cancers du col utérin. C’est une méthode très efficace de réduire la possibilité de développer un grand nombre d’affections causées par le virus du papillome humain. La vaccination vise les jeunes femmes de 9 à 26 ans.