Actualites

100 millions $ dans la recherche contre le cancer

Le gouvernement fédéral va investir plus de 100 millions $ sur trois ans dans la recherche sur les cellules souches cancéreuses, en partenariat avec la Californie. Cette somme permettra de financer les travaux de 50 à 60 chercheurs au Canada.
L’annonce a été effectuée mercredi par le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, à la convention internationale BIO 2008, à San Diego, en Californie.
Les fonds seront attribués au consortium de la Recherche sur les cellules souches cancéreuses qui travaillera avec l’Institut californien pour la médecine régénérative afin de comprendre comment soigner et prévenir le cancer.

Les chercheurs canadiens et californiens, spécialistes mondiaux en la matière, assurent 70 pour cent de la recherche sur les cellules souches cancéreuses en Amérique du Nord. Unir leurs forces aidera à comprendre plus rapidement le rôle de ces cellules dans le développement de la maladie, a souligné le ministre Clement depuis San Diego.

Le consortium de la Recherche sur les cellules souches cancéreuses a été créé dans le cadre d’un partenariat d’innovation stratégique entre le Canada et la Californie impliquant universités, compagnies privées et pouvoirs publics.

Le gouvernement de l’Ontario lui a précédemment versé 30 millions $.
© La Presse Canadienne, 2008


Du Viagra pour traiter des complications de la distrophie musculaire

MONTREAL — Une étude de l’Institut de cardiologie de Montréal laisse entrevoir une nouvelle façon de traiter les complications cardiaques qu’entraîne la dystrophie musculaire grâce au composé actif du Viagra.

La recherche, menée sur des souris atteinte de la dystrophie de Duchenne, la forme la plus importante en Amérique du Nord, a démontré que le sildenafil que l’on retrouve dans le Viagra protégeait le coeur des dommages habituellement observés. Son administration permettrait d’augmenter la production d’une molécule, appelée GMP, qui a un effet bénéfique, voire thérapeutique, au niveau du coeur.

Selon la docteure Christine Des Rosiers qui a dirigé cette étude, ces résultats constituent une bonne nouvelle, bien que l’on doit maintenant poursuivre la recherche au niveau clinique. L’aspect innovateur de ces travaux tient au fait qu’auparavant, la recherche sur la dystrophie musculaire mettait davantage l’accent sur les problèmes des muscles squelettiques. Ce n’est que depuis quelques années à peine que l’on a commencé à s’intéresser aux problèmes cardiaques. “Si on administre des soins sans tenir compte de ces problèmes, on peut même les aggraver. Il faut vraiment considérer l’ensemble”, explique la docteure Des Rosiers.

L’Institut de cardiologie a déjà exprimé son intérêt à réaliser la transposition du protocole chez les humains. L’innocuité de l’utilisation du Viagra a par ailleurs déjà été démontrée pour d’autres applications, disons plus connues.

Il semblerait également qu’un autre médicament apparenté au sildenafil pourrait améliorer la fonction des autres muscles, ce qui laisse présager, selon la docteure Des Rosiers, que son administration pourrait avoir un bénéfice plus global.

Rappelons que la dystrophie musculaire touche un enfant sur 6000. Il s’agit d’une maladie génétique qui affecte uniquement les garçons. Actuellement, les personnes touchées ont une espérance de vie d’environ 30 ans. Les décès surviennent essentiellement à la suite de complications cardiaques ou pulmonaires.


La vaccination contre le VPH commencera en 4e année

Québec a fait connaître hier les modalités du programme de vaccination des jeunes filles contre le virus du papillome humain, qui peut causer le cancer du col de l’utérus.
Les jeunes filles seront vaccinées dès la 4e année du primaire, ainsi qu’en 3e année du secondaire, dans le milieu scolaire, et ce à compter de la rentrée scolaire de septembre prochain.

Le ministère profitera du programme de vaccination contre l’hépatite déjà prévu pour ajouter ce vaccin contre le virus qu’on appelle plus communément le VPH.

Entre la 4e année du primaire et la 3e année du secondaire, les jeunes filles seront vaccinées gratuitement si elles sont jugées à risque.

Les autorités médicales considèrent que c’est entre neuf et onze ans que les jeunes filles ont «la meilleure réponse immunitaire, la meilleure production d’anticorps», a expliqué le Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique du Québec. Et il est préférable de les vacciner avant qu’elles commencent à être actives sexuellement.

Le calendrier de vaccination prévoit trois doses dans un délai de six mois. «En espaçant les doses, on permet d’avoir de meilleures réponses et une protection de plus longue durée», a expliqué le Dr Philippe de Wals, président du comité d’immunisation de l’Institut national de santé publique du Québec.

L’autorisation des parents sera requise pour les jeunes filles de moins de 14 ans, comme c’est le cas pour les autres vaccins. Ceux-ci recevront donc un formulaire qu’ils devront signer.

Le virus du papillome humain peut causer le cancer du col de l’utérus, ainsi que des verrues anales et génitales. Il se transmet pendant des relations sexuelles, même des relations sans pénétration.

Chaque année au Québec, 325 femmes apprennent qu’elles ont un cancer du col de l’utérus et 80 en meurent.

Le Dr Poirier prend soin de préciser que la vaccination contre le virus du papillome humain ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus. «Est-ce que ça remplace le dépistage? La réponse est non, non, non et non. Le dépistage doit continuer. Ça ne protège pas, ce vaccin, contre tous les cancers causés par le VPH.»

Les autorités estiment que le vaccin permettra de prévenir 70 % des cancers du col de l’utérus, sans compter le nombre de verrues génitales et anales qui seront évitées.

Entre 70 et 80 % des gens seront infectés par ce virus au cours de leur vie. La plupart des personnes l’éliminent spontanément de leur corps.

Cette campagne de vaccination coûtera aux autorités au moins 50 millions de dollars cette année, dont 40 millions uniquement pour l’achat du vaccin. D’autres provinces ont emboîté le pas, de même que les États-Unis.

Réaction

La présidente de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, la Dre Diane Francoeur, a accueilli «avec enthousiasme» la nouvelle.

«Tous les jours on voit les conséquences des infections du virus du papillome humain. Pour nous, ce vaccin tombe directement du ciel», s’est-elle exclamée.

«Le cancer du col est extrêmement mutilant. Quand les symptômes arrivent, souvent le cancer a déjà envahi l’intestin, la vessie. Il faut qu’on fasse des chirurgies qui sont extrêmement mutilantes pour la femme, où on va enlever un bout de vessie, un bout d’intestin [...]. Alors, si on me propose une option pour diminuer l’incidence de cette maladie, c’est certain que je vote pour», a lancé la Dre Francoeur.
La Presse canadienne


Le CHUM au Salon des Baby Boomers Plus

 Un Canadien sur trois sera atteint du cancer au cours de sa vie. Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a décidé de s’associer au Salon des Baby Boomers Plus pour sensibiliser la population aux facteurs que chaque individu peut modifier afin de prévenir ce fléau.

Les baby-boomers sont particulièrement concernés par la prévention du cancer, d’autant plus que le risque de contracter cette maladie augmente avec l’âge. Voilà ce qui incite le CHUM à participer au Salon des Baby Boomers Plus qui aura lieu au Palais des Congrès de Montréal, les 12 et 13 avril prochains. L’équipe du Programme de lutte contre le cancer du CHUM tiendra un stand sous le thème Pour prévenir le cancer, misez sur vous!


Santé des aînés

Gardez vos reins en santé

Prévenez les maladies rénales
Le diabète et l’hypertension sont deux des principales causes des maladies du rein. Si vous êtes diabétique, gérer vos taux de sucre sanguin peut vous aider à réduire vos risques de dommages aux reins. Si vous faites de l’hypertension, vous pouvez contribuer à protéger vos reins, en réduisant votre pression sanguine pour la ramener à un taux normal. Il existe plusieurs moyens pour vous permettre de gérer et parfois même prévenir ces deux maladies. Ce faisant, vous aiderez non seulement vos fonctions rénales mais également votre santé globale.

Le diabète et vos reins
Près de la moitié des personnes diabétiques développeront des signes précurseurs de dommages aux reins. Malheureusement toutefois, les symptômes liés à la phase initiale des dommages causés aux reins sont peu nombreux. Il est donc important pour les personnes diabétiques de faire tester périodiquement leurs fonctions rénales. Il est aussi important d’être conscient(e) du risque de dommages aux reins, et ce, afin de prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de réduire ce risque au minimum.

En suivant les conseils de votre médecin ou pharmacien, vous pouvez maîtriser vos taux de sucre sanguin.

  • Demandez à votre médecin de surveiller vos fonctions rénales, et ce, à l’aide d’analyses sanguines et de tests d’urine périodiques.
  • Ask your doctor about regular urine and blood tests to monitor your kidney function.
  • Vérifier régulièrement votre tension artérielle. Votre médecin peut vous indiquer le taux « cible » à atteindre ainsi que la fréquence à laquelle vous devez prendre votre pression artérielle.
  • Mangez sainement! Votre médecin ou nutritionniste peut vous indiquer les meilleurs aliments à consommer ainsi que ceux que vous devez éviter.
  • Essayez d’arrêter de fumer.
  • Faites régulièrement de l’exercice.

Il est également possible que votre médecin vous recommande de prendre un IECA, soit un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (comme le lisinopril ou l’énalapril) pour vous aider à protéger vos reins

L’hypertension artérielle et vos reins
Il existe de graves complications liées à l’hypertension artérielle. Vous savez peut-être déjà que l’hypertension artérielle peut causer une crise cardiaque ou entraîner un accident vasculaire cérébral, mais saviez-vous que l’hypertension peut également endommager les reins? Si vous êtes déjà atteint(e) d’une maladie rénale, le maintien de votre tension artérielle à un niveau sain peut contribuer à protéger vos reins.

Que pouvez-vous faire pour maîtriser votre tension artérielle?

  • Demandez à votre médecin de vous indiquer le niveau « cible » à atteindre pour votre tension artérielle.
  • Prenez régulièrement votre tension artérielle, tel que recommandé par votre médecin. Plusieurs pharmacies vendent des appareils que vous pouvez facilement utiliser à la maison pour prendre votre tension artérielle. Consultez votre médecin si vous découvrez que votre tension artérielle est plus élevée que ce qu’elle devrait être. Il se peut que vous soyez dans l’obligation de modifier certaines de vos habitudes de vie (voir ci-dessous) ou de prendre un ou plusieurs médicaments pour vous aider à réduire votre tension artérielle.
  • Suivez un régime à faible teneur en gras et en sel (comme le régime DASH)
  • Faites régulièrement de l’exercice.
  • Maintenez-vous à un poids santé.
  • Réduisez votre consommation d’alcool.
  • Essayez d’arrêter de fumer.

Prévenez la formation de calculs rénaux
L’évacuation d’une pierre aux reins peut constituer une expérience très douloureuse. En plus de la douleur qui l’accompagne, un calcul rénal peut endommager les reins et causer une infection urinaire. Au Canada, une personne sur 10 aura une pierre aux reins durant sa vie. Les pierres aux reins sont généralement faites d’une substance que l’on nomme l’oxalate de calcium mais elles peuvent également être composées d’acide urique ou de cystine. Si un calcul rénal s’est formé dans votre organisme, vous pouvez :

  • évacuer la pierre en urinant
  • faire enlever la pierre à l’aide d’une intervention chirurgicale
  • la dissoudre à l’aide d’un médicament
  • fragmenter la pierre grâce à une procédure spéciale qui utilise des ondes de choc à haute énergie (lithotripsie rénale extra corporelle par ondes de choc (ESWL))

Le traitement le plus approprié dépendra de divers facteurs comme le type de pierre et sa grosseur.

Que pouvez-vous faire pour éviter les pierres aux reins?

  • Buvez beaucoup d’eau! Essayez de boire au moins 2 litres d’eau chaque jour. Si vous faites de l’exercice, vous devrez boire une plus grande quantité d’eau vu que votre organisme éliminera une certaine quantité de liquides par l’effet de la transpiration, empêchant donc ces liquides de passer par les reins.
  • Maintenez-vous à un poids santé. Des études récentes démontrent que l’obésité et la prise de poids augmentent les probabilités de formation d’une pierre aux reins.
  • Consommez des aliments à faible teneur en sel et protéines d’origine animale et dont la teneur en calcium est conforme à la norme alimentaire.
  • Si vous avez déjà eu des pierres aux reins, il se peut que vous deviez éviter ou réduire la consommation de certains aliments (tels que les aliments à teneur élevée en oxalate comme les abats ou le chocolat). Votre médecin peut vous conseiller à cette fin.
  • Advenant que vous développez quand même des pierres aux reins, et ce, malgré les changements apportés à votre régime et à vos habitudes de vie, il se peut que vous deviez commencez la prise des médicaments recommandés par votre médecin.
  • Demandez à votre médecin ou pharmacien s’il est possible qu’un de vos médicaments augmente votre risque de développer des pierres aux reins.


La neurofibromatose

La neurofibromatose touche une personne sur 3 000

Maladie peu connue du grand public, la neurofibromatose est une affection génétique qui touche la peau, le système nerveux et le système osseux. Pour lever le voile et chasser les appréhensions face à cette maladie, l’Association de la neurofibromatose du Québec (ANFQ) a tenu récemment des conférences à Québec.


Campagne Decouverte

 

Merci!

Il y a environ un an, l’Institut atlantique de recherche sur le cancer lançait une ambitieuse campagne de levée de fonds qui, à ce jour, lui a permis d’amasser 3,5 des 4 millions de dollars visés! Nous sommes des plus reconnaissants pour ce succès et nous tenons à rendre hommage à ceux et celles qui l’ont rendu possible. Certaines personnes acceptent que l’on reconnaisse leur don publiquement alors que d’autres préfèrent conserver l’anonymat. Nous les remercions tous et toutes!

Nous sommes reconnaissants envers de nombreuses personnes, notamment la présidente honoraire de la champagne Découvertes, Madame Julie McKenna, elle-même une survivante du cancer. Elle n’a jamais hésité à faire tout en son possible dans le but d’enrayer cette maladie qui, selon elle, continue de fracasser des vies et de cibler les personnes que nous aimons. Madame McKenna est épaulée par un président de campagne dévoué, Monsieur Denis Losier ainsi que le cabinet de campagne dans son ensemble, tous des mécènes qui croient fermement à notre but de voir un avenir sans cancer.

Nous vous saluons ainsi que la générosité exemplaire dont ont fait preuve chaque personne et chaque entreprise privée ayant contribué à notre campagne à ce jour.

Pour voir la liste des donateurs et donatrices, cliquez ici.


Progrès accomplis

 

  « Pourra-t-on un jour guérir le cancer? »Cette question, bien des gens l’ont posée et la posent encore – les personnes qui vivent avec le cancer, celles dont les familles ont été touchées par la maladie et celles qui craignent être que le cancer les atteigne un jour.

Par contre, nous avons toutes les raisons de nous réjouir car nous n’avons jamais été si près de pouvoir pleinement comprendre, traiter, contrôler et prévenir les nombreuses maladies réunies sous l’appellation de « cancer ».

Aujourd’hui, 59 %* des personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer survivent à la maladie, comparativement à une sur trois au cours des années 60. Grâce à la recherche subventionnée par la Société, le traitement de même que la qualité de vie durant le traitement se sont améliorés de façon spectaculaire au cours des 20 dernières années.

Les taux d’incidence pour la plupart des types de cancer se stabilisent ou diminuent. À l’exception du cancer du poumon chez les femmes, les taux de mortalité pour la plupart des principaux types de cancer ont diminué durant la dernière décennie au Canada.

D’autres statistiques témoignent de nos progrès contre certains types de cancer, mais aussi du travail qui reste à faire.

En plus des percées importantes ayant mené à de nouveaux traitements, la recherche a aussi permis de raffiner considérablement les trois approches « traditionnelles » de traitement du cancer : la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie. Quoique ces techniques servent à traiter le cancer depuis des décennies, le degré de personnalisation et de sophistication des traitements disponibles aujourd’hui n’aurait pu être atteint sans la recherche.

Par exemple, la chirurgie est désormais plus précise et souvent moins invasive. En chimiothérapie, les médicaments sont constamment améliorés. Nous nous employons également à améliorer l’administration de la radiothérapie pour qu’elle soit plus efficace et qu’elle épargne les cellules saines.

Au même moment, nous avons assisté au cours des deux dernières décennies, à une véritable explosion des connaissances sur les protéines, les gènes et les cellules qui interviennent dans le processus cancéreux. Ces nouvelles données nous aident à penser et à répondre à des questions que nous n’aurions pas pu imaginer il y a 10 ou 20 ans, et nous permettent d’aller de l’avant dans notre quête ultime de créer un monde où personne n’aura à craindre le cancer. Certains experts sont d’avis qu’on aurait tort de ne chercher qu’un seul remède au cancer, puisqu’il ne s’agit pas d’une maladie unique mais plutôt d’une grande famille regroupant au moins 200 affections diverses. Malgré l’ampleur de la tâche, les chercheurs ont mis au jour une quantité phénoménale de données sur le cancer au cours des deux dernières décennies.Ces découvertes ont littéralement révolutionné notre compréhension du cancer et ont jeté les bases d’une ère nouvelle en matière de traitement et de prévention du cancer,  en grande partie aux nombreux travaux de recherche et essais cliniques subventionnés par la Société canadienne du cancer par l’entremise de son partenaire scientifique, l’Institut national du cancer du Canada.

Jalons de la recherche

Utilisez les liens de droite pour en savoir plus sur les percées accomplies au cours des dernières décennies dans le cadre de projets subventionnés en tout ou en partie par la Société canadienne du cancer.

Grâce à la recherche, jamais nous n’avons été si près de lever pleinement le voile sur cette maladie qu’est le cancer. Nous devons une bonne part des connaissances actuelles à la grande variété de projets de recherche subventionnés jusqu’ici par la Société canadienne du cancer. Au fur et à mesure que ces connaissances s’élargiront, nous assisterons à des progrès encore plus remarquables.*Taux moyens de survie relative à cinq ans


De nouveaux résultats d’un essai clinique sur le cancer du sein révèlent que la plupart des décès sont dus à d’autres causes que le cancer du sein

Février 2008 – De nouvelles observations issues d’un essai clinique de pointe sur le cancer du sein et le médicament létrozole indiquent que dans le groupe à l’étude, les patientes étaient plus susceptibles de mourir de causes non associées au cancer du sein.

L’équipe de chercheurs a découvert que des problèmes de santé autres que le cancer du sein étaient responsables de 60 % des décès. Ces problèmes étaient principalement les suivants : maladies cardiovasculaires incluant les accidents vasculaires cérébraux (15 %), autres tumeurs malignes (15 %), infection (6 %), causes multiples (5 %) et défaillance d’un organe non associé au système cardiovasculaire (4 %). Les résultats étaient particulièrement frappants dans le cas des femmes plus âgées. Chez les femmes de 70 ans et plus, 72 % des décès étaient attribuables à d’autres causes que le cancer du sein. Ces nouveaux résultats ont été publiés dans le numéro du 12 février 2008 du Journal of the National Cancer Institute.

Les résultats de l’étude originale ont d’abord été publiés dans The New England Journal of Medicine en octobre 2003; 5170 survivantes du cancer du sein ménopausées dont l’âge médian était de 62 ans (la fourchette d’âge s’étendait de 32 à 94 ans) participaient à l’étude. Les chercheurs avaient conclu que les femmes ayant pris du létrozole pendant une période d’au plus cinq ans au terme d’un traitement initial de cinq ans au tamoxifène voyaient leur risque de récidive du cancer réduit de manière appréciable. L’essai clinique était coordonné par le Groupe des essais cliniques de l’lnstitut national du cancer du Canada et subventionné en partie par la Société canadienne du cancer.

Grâce à la pratique systématique de la mammographie et à l’amélioration des traitements contre le cancer du sein, davantage de femmes survivront à la maladie à un âge plus avancé – elles pourraient donc courir un risque plus élevé de mourir d’autres causes que le cancer du sein, selon la Dre Judith-Anne Chapman, auteure principale de l’étude.

« Les résultats de l’étude indiquent que nous traitons avec succès les femmes touchées par le cancer du sein. Notre recherche souligne toutefois la nécessité de porter particulièrement attention aux femmes plus âgées et à leurs risques potentiels de décès d’autres causes », déclare la Dre Chapman.

Le cancer du sein  est la forme de cancer la plus répandue chez les Canadiennes. En 2007, on estime que 22 300 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein et que 5 300 mourront des suites de la maladie.
 


L’abus de radios est dangereux pour la santé

MONTREAL - L’Association des radiologistes du Québec souhaite la création d’un «passeport de radiation» lorsque les dossiers médicaux seront informatisés ou qu’une puce sera ajoutée à la carte d’assurance-maladie, afin de connaître la quantité de radiation accumulée par un patient lors d’examens radiologiques.

Le président de l’Association, le docteur Frédéric Desjardins, fait valoir que les radiations provenant de tomodensitomètres (CT-scan), de rayons X ou autres appareils d’imagerie s’accumulent dans le corps humain et que chaque dose qui s’ajoute aux précédentes augmente le risque de cancer. Or, il souligne que les appareils de tomodensitométrie sont de plus en plus puissants et précis et de plus en plus utilisés, même s’ils soumettent aussi les patients à des doses de plus en plus fortes de radiation.

«On arrive à une situation qui est un peu préoccupante, à savoir: où doit-on s’arrêter dans la recherche de l’examen le plus net, le plus clair possible?», demande le docteur Desjardins.

Il dit ne pas être surpris de l’étude du centre de recherche en radiologie de l’université Columbia, à New York, qui indique que l’utilisation de ces appareils augmente le risque de cancer, surtout chez les enfants.

L’étude, publiée dans l’édition du 29 novembre du New England Journal of Medecine, porte sur les fortes radiations auxquelles les patients sont soumis à l’occasion d’examens réalisés avec le tomodensitomètre.

Selon le docteur Desjardins, la tendance croissante à prescrire des examens en tomodensitométrie est préoccupante et il estime qu’il faut désormais s’interroger sur des limites à imposer pour éviter un usage abusif de ces appareils et une surexposition des patients aux radiations.

Danger pour les enfants

Le docteur Desjardins croit que le moment est venu de sensibiliser les cliniciens aux risques qu’ils font courir aux patients en les exposant parfois inutilement aux radiations et qu’il faut aussi renseigner les parents, qui ont tendance à réclamer de tels examens pour leurs enfants sans raison valable.

Selon lui, les «scans» ne devraient jamais être prescrits aux enfants de moins de 16 ans à moins d’une véritable urgence, car le corps en développement est particulièrement vulnérable aux radiations.

Il prend pour exemple deux cas classiques, soit les maux de tête et les traumatismes mineurs. Dans le premier cas, les migraines d’enfants ou de jeunes adultes ne sont presque jamais annonciatrices de tumeurs, mais les parents exigent souvent un examen par tomodensitométrie pour avoir l’esprit tranquille.

En ce qui a trait aux traumatismes mineurs, le docteur Desjardins rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, les enfants ne portaient pas de casque à vélo et, en cas de chute, se contentaient d’un sac de glace et de repos. De nos jours, il déplore que les parents se présentent aux urgences pour la moindre chute et réclament un «scan» qui risque de causer davantage de tort que de bien.

Le docteur Desjardins explique ces tendances par le fait que les parents sont davantage renseignés sur les pratiques médicales et, du côté des médecins, par le fait que les nouveaux appareils offrent des réponses très claires et très rapides, mais au prix d’une exposition sans précédent aux radiations.

Il note au passage que les professionnels canadiens subissent l’influence des États-Unis où l’on pratique une médecine dite «défensive», qui consiste à obtenir le maximum d’information diagnostique pour se protéger en cas de poursuite.



Obésité

Plus de la moitié de la population mondiale est obèse  

Une étude menée dans 63 pays confirme l’ampleur des problèmes de surpoids et d’obésité dans le monde.

Le Quotidien du Médecin, 7 novembre 2007

Les résultats récents d’une étude épidémiologique mondiale* montre qu’entre 50 et 66 % de la population du globe est en surpoids ou obèse. L’étude a été réalisée auprès de 168 159 personnes (69 409 hommes et 98 750 femmes) âgées de 18 à 80 ans (âge moyen 48 ans) dans 63 pays. «Il s’agit de la plus grande étude disponible permettant d’apprécier en “instantané” la fréquence de l’adiposité, avec un recueil de données homogène à travers le monde», souligne sa coordonatrice de l’étude, Beverly Blakau, directrice de recherche à l’inserm.
L’originalité de cette étude, intitulée IDEA (International Day for the Evaluation of Abdominal obesity), est d’avoir été menée sur deux demi-journées (le 3 mai et le 6 juillet 2005) par des médecins généralistes, tirés au sort sur les cinq continents et représentatifs de régions tant urbaines que rurales de chacun des pays participants. Pour chaque patient recruté, l’âge, la présence d’antécédents cardiaques ou de diabète ont été relevés, de même qu’ont été mesurés le poids, le tour de taille et l’indice de masse corporelle (IMC).
Partout dans le monde, la survenue de maladies cardio-vasculaires et de diabète est fortement corrélée à l’augmentation de l’IMC et surtout le tour de taille (qui mesure la graisse abdominale). Chez les hommes, une élévation du tour de taille de 14 cm accroît le risque d’une pathologie cardiaque d’environ 35 % ; chez les femmes, le risque augmente de 40 % lorsque le tour de taille s’élève de 15 cm. Selon l’IMC, plus de 60 % des hommes et 50 % des femmes ont un IMC ≥ 25 kg/m2 et sont donc soit en surpoids, soit obèses dans toutes les régions du monde, y compris en Asie où les populations sont plutôt longilignes.

*Balkau B. and al. “International Day for the Evaluation of Abdominal Obesity (IDEA), A Study of Waist Circumference, Cardiovascular Disease, and Diabetes Mellitus in 168 000 Primary Care Patients in 63 Countries”. Circulation, 23 octobre 2007

 



Le surpoids, facteur de risque de cancer

Un rapport du Fonds mondial de recherche contre le cancer montre que le surpoids et l’obésité majorent nettement le risque de six types de cancers.

Panorama du Médecin, 12 novembre 2007

La liste des complications liées à l’obésité ne cesse de s’allonger… Ainsi, selon un rapport du Fonds mondial de recherche contre le cancer (World Cancer Research Fund, WCRF) il existe bien un lien entre surpoids et cancer. Ce travail qui a analysé les données de 7 000 études parues sur le sujet ces 20 dernières années montre en effet que l’obésité pourrait être impliqué dans la survenue de six types de cancer (intestins, sein, pancréas, œsophage, rein et utérus).
Pour les experts du WCRF « le maintien d’un poids normal tout au long de la vie pourrait donc être l’un des principaux moyens de se protéger du cancer ». Et selon le Pr Michael Marmot, qui présidait le groupe de 21 experts à l’origine de ce rapport, il faudrait que chacun s’attache à garder son poids dans la fourchette normale et à éviter prise de poids et augmentation du tour de taille.
Contrairement à de précédentes études, le rapport du WCRF établit un lien plus important entre alimentation et risque de cancer. Il considère en particulier que la consommation excessive de viande rouge constitue un vrai facteur de risque pour le cancer du côlon tout comme les boissons alcoolisées pour quatre types de cancers. L’activité physique est également conseillée. En revanche, les auteurs ne recommandent pas les compléments alimentaires pour prévenir le cancer.

 

 

 

 

 

 

 

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