
Nov 26, 2007
Le cancer du côlon est-il fréquent?Le cancer du côlon (gros intestin) est au Canada le troisième type de cancer en importance, et on estime à 17 300 le nombre de personnes qui en souffraient en 1999. Le risque d’avoir un cancer du côlon à un moment ou un autre de la vie est de 6,3 % chez l’homme et de 5,5 % chez la femme.
Quels sont les facteurs de risque du cancer du côlon?Au nombre des principaux facteurs de risque du cancer du côlon figurent les antécédents familiaux de cancer du côlon, les antécédents personnels de polypes (le polype est une excroissance non cancéreuse qui se développe aux dépens de la muqueuse du côlon), la présence d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, ainsi qu’une alimentation riche en gras et à faible teneur en fibres, en fruits et en légumes.
Y a-t-il moyen de prendre le cancer du côlon à ses débuts? On dispose de deux tests pour dépister le cancer du côlon. Le premier, qui est recommandé annuellement pour tout adulte de plus de 50 ans, est une analyse de laboratoire qui vise à déceler la présence de sang dans un échantillon de selles fourni par le patient. Cependant, cette analyse simple et peu coûteuse ne permet pas de poser un diagnostic certain de cancer (car le sang peut avoir une autre origine, comme des hémorroïdes). Si les résultats de ce premier test sont positifs, on aura alors recours à un examen appelé coloscopie. Cet examen de dépistage est également indiqué chez les personnes qui sont, pour une raison ou une autre, particulièrement exposées au cancer du côlon, comme celles qui ont des antécédents familiaux de cette maladie.
La coloscopie consiste à introduire par l’anus un instrument à fibre optique souple (fibroscope) et à le faire remonter sur toute la longueur du gros intestin. Cet examen, qui se fait en général sous anesthésie légère, est très précis et permet au spécialiste de prélever des échantillons (biopsies) à tout endroit qu’il juge suspect. S’il aperçoit un polype, il peut en profiter pour l’enlever, ce qui évite au patient une intervention majeure. Comme les polypes deviennent souvent cancéreux avec le temps, il est important de prendre cette précaution.
Si jamais j’avais un cancer du côlon, quel serait le traitement?
Le traitement de premier recours du cancer du côlon est presque toujours une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la partie cancéreuse du côlon. Selon l’endroit où siège le cancer, il se peut qu’on vous retire jusqu’à la moitié du gros intestin et qu’une colostomie soit nécessaire. La colostomie, qui consiste à pratiquer une ouverture dans la paroi abdominale par laquelle seront évacuées les matières fécales dans un sac, est, dans la plupart des cas, une mesure temporaire.
Il est fréquent qu’on administre une chimiothérapie en présence d’un cancer du côlon pour détruire les cellules cancéreuses qui auraient pu se propager avant l’intervention chirurgicale. La chimiothérapie contribue à réduire le risque de récidive du cancer dans l’intestin, ou de le voir apparaître dans un autre organe comme le foie.

Nov 20, 2007
Données concernant le cancer de la prostate
Le cancer le plus fréquent
Le cancer diagnostiqué chez Doug (Voir la section : « Vous avez un cancer de la prostate. ») est le cancer le plus fréquent au Canada. Un homme sur 6 recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie. Chaque année, environ 21 000 hommes reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate et 4 300 d’entre eux en meurent.
Le cancer de la prostate est la croissance désordonnée des cellules de la prostate. La prostate joue un rôle important dans la fonction sexuelle, la miction et la reproduction. Dans le cas du cancer de la prostate, les cellules à l’intérieur de la paroi de la prostate se multiplient et quittent éventuellement la prostate pour se propager et envahir des régions de l’organisme à proximité de la prostate - les ganglions lymphatiques et la vessie - ou d’autres, plus particulièrement la colonne vertébrale. Environ 30 % des hommes atteints du cancer de la prostate en meurent. Chez les hommes, les risques de décès dus au cancer de la prostate sont les mêmes que ceux attribués au cancer du sein chez les femmes.
La classification de Gleason
Lorsqu’une biopsie confirme la présence d’un cancer de la prostate, le pathologiste applique la classification de Gleason. La classification de Gleason est importante, car elle indique l’agressivité de la tumeur et détermine les options de traitement offertes. Plus le résultat est bas, plus les chances de survie du patient sont élevées. Dans le cas de Doug, la classification de Gleason indiquait un grade 7, alors qu’une tumeur de grade 8 est considérée comme étant très agressive.
Les stades du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est aussi classé par stades. Le stade est attribué selon les caractéristiques de la tumeur, telles sa taille et son étendue. Les stades permettent aussi de déterminer le pronostic et les choix de traitements.
- Au stade T1, la tumeur cancéreuse est microscopique et ne peut être décelée par un toucher rectal. Une biopsie est nécessaire.
- Au stade T2, la tumeur a grossi, mais elle est encore confinée à la prostate et il est possible de l’enlever par une ablation complète de la prostate. À ce stade, le médecin peut la détecter par un toucher rectal.
- Au stade T3 ou T4, le cancer risque davantage d’être fatal, car il s’est propagé à la vésicule séminale (qui produit le sperme) ou à la vessie (le réservoir de l’urine).

Nov 20, 2007
La vie après le cancer de la prostate
Doug a été opéré le 4 décembre 2002, après une longue et anxieuse attente. La date avait été confirmée la veille grâce à une annulation de dernière minute. Au cours de l’intervention, les médecins ont découvert que sa tumeur avait atteint 40 % du poids de sa prostate.
Après la chirurgie
Une prostatectomie radicale constitue une chirurgie majeure. Doug a eu beaucoup de douleur, mais il est retourné au travail six semaines après sa chirurgie. La vie a repris une nouvelle normalité. En mai 2003, il a recommencé son entraînement, ayant perdu près de 14 kg.
Cependant, la vie n’est plus jamais la même. « Le jour qui a suivi la chirurgie, j’étais fou de joie, raconte Doug, mais à partir du mois de février, j’ai commencé à m’inquiéter d’une récidive. Vous n’y pensez pas au début, mais tout à coup cela revient spontanément vous assaillir le cerveau et vous vous demandez s’ils ont vraiment tout enlevé. »
Une vie transformée
Le cancer ébranle physiquement et émotionnellement. Doug est franc : « Il y une convalescence émotionnelle, mon sentiment d’immortalité a été anéanti. Dans le cas d’un cancer, votre organisme s’attaque à lui-même. »
Le cancer de la prostate a changé Doug, sa vie présente de nouveaux défis. Il se lève deux ou trois fois la nuit pour aller aux toilettes. Il a perdu un nerf au cours de l’opération et il se peut que cela prenne un certain temps avant que toutes ses fonctions soient rétablies. « Mon corps réagit différemment. Je suis davantage conscient de mes symptômes, que ce soit un simple mal de tête ou une douleur au dos. Vous devenez vigilant. »
De bien des façons, la vie de Doug a été enrichie.
« Suis-je chanceux ou malchanceux d’avoir eu un cancer? Je me concentre désormais sur le fait que j’ai survécu au cancer et je suis devenu plus fort; je peux faire n’importe quoi. Je veux croire que je suis chanceux d’apprécier davantage la vie et ce qui importe vraiment. J’ai cessé de faire des choses qui n’enrichissent pas ma vie. Vous devez choisir de vivre pleinement ou autrement. »

Nov 20, 2007
La prise en charge du cancer colorectal dépend du stade de l’affection. Une tumeur se classe dans un stade d’évolution différent selon sa taille et sa dissémination :
- Quand la tumeur est encore petite et qu’elle n’a pas pénétré la membrane muqueuse, il s’agit d’un cancer de stade I.
- Au stade II, les tumeurs envahissent la paroi musculaire.
- Au stage III, elles atteignent les nœuds lymphatiques.
- Plus rare, le cancer de stade IV, s’est étendu aux organes éloignés (il s’est métastasé).