Lutte contre le cancer

Qu’est-ce que la lutte contre le cancer?

La lutte contre le cancer vise à prévenir et à guérir le cancer ainsi qu’à améliorer le taux de survie au cancer et la qualité de vie des personnes touchées, par la conversion des connaissances acquises grâce à la recherche, à la surveillance et à l’évaluation des résultats, en stratégies et en mesures d’intervention.

Nos connaissances sur le cancer ne cessent de s’accroître – à un rythme qui dépasse en fait notre capacité d’utiliser l’information acquise. Le défi actuel pour les scientifiques consiste à accélérer la transposition des résultats de la recherche en nouvelles formes de traitement et en stratégies de prévention plus efficaces.

Pour se préparer à relever ces défis, l’Institut national du cancer du Canada et la Sociétécanadienne du cancer prennent des mesures concrètes de lutte contre le cancer.

Notre action

La lutte contre le cancer est une entreprise trop complexe et un défi trop colossal pour une seule entité ou organisation. L’INCC travaille en collaboration avec d’autres organismes de lutte contre le cancer au Canada pour déployer l’approche soutenue, coordonnée, globale et concertée dont nous avons besoin pour faire avancer cette cause.

Stratégie canadienne de lutte contre le cancer

L’INCC est un des membres fondateurs de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer. Voyez pourquoi il importe de mettre en œuvre une stratégie nationale afin de combattre la maladie.

En tête de file

L’INCC est d’avis qu’il faut mettre en pratique les découvertes notables découlant de la recherche le plus rapidement possible. L’élaboration de stratégies d’application visant à accélérer la conversion de telles découvertes en politiques et en démarches pratiques est et continuera d’être un des objectifs clés de l’INCC. 

Politique et prises de position

Consultez la position prise par l’INCC sur des thèmes ayant trait au cancer.

Comité consultatif mixte sur la lutte contre le cancer

Ce comité consultatif multidisciplinaire aide les conseils d’administration de l’INCC et de la Société canadienne du cancer à remplir leurs rôles de catalyseurs des politiques, de la planification et de la recherche en matière de lutte contre le cancer.

Comité sur la stadification du cancer

La pertinence du comité sur la stadification du cancer de l’INCC fait actuellement l’objet d’une réévaluation à la lumière des progrès accomplis par le groupe d’action sur la surveillance de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer ainsi que par d’autres initiatives en matière de stadification du cancer.

Recherche et lutte contre le cancer

L’INCC subventionne d’importants projets de recherche qui font avancer la lutte contre le cancer.

Statistiques canadiennes sur le cancer

Les Statistiques canadiennes sur le cancer, publiées chaque année, constituent une source de référence pour les professionnels de la santé, les chercheurs et les gestionnaires qui ont à prendre des décisions sur les soins de santé à l’échelle nationale, provinciale et locale.


 

Prévenir le cancer : si la recherche démontrait que les causes se trouvent dans notre environnement 

Jack Siemiatycki, Ph. D., devient titulaire de la Chaire de recherche Environnement-Cancer Guzzo de l’Université de Montréal

Grâce à la recherche, la lutte contre le cancer a connu des progrès importants aux cours des dernières décennies. Pour n’en nommer que quelques-uns : identification de gènes, voire même de virus, responsables du développement du cancer; chirurgies moins invasives; traitements plus efficaces et mieux ciblés causant moins d’effets secondaires; et mise en marché de médicaments permettant de prévenir le cancer ou une récidive.

Les chercheurs ont aujourd’hui une meilleure compréhension du développement et de la progression des cellules cancéreuses, la qualité de vie pendant et après les traitements s’est améliorée, et les taux de survie pour plusieurs cancers sont en hausse.

Malgré ces progrès, qui sont source d’espoir pour les gens touchés, le cancer demeure la première cause de mortalité au Québec. Avec le vieillissement de la population, la mise en place de programmes de dépistage et la détection précoce de cancers, le Québec fera face à une augmentation notable du nombre de cas de cancers diagnostiqués au cours des prochaines années. On estime même que, bientôt, une personne sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie.

 

Et si, en plus de traiter la maladie, on tentait aussi de la prévenir en comprenant mieux les impacts de l’environnement, notamment notre milieu de vie et nos habitudes de vie, sur le risque de développer un cancer? 

Voilà l’axe de recherche sur lequel misent la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, La Société de recherche sur le cancer et la famille Guzzo en créant la Chaire de recherche Environnement-Cancer Guzzo de l’Université de Montréal et en nommant M. Jack Siemiatycki, professeur au Département de médecine sociale et préventive et épidémiologiste de renommée internationale, comme titulaire de cette chaire.

Selon le docteur Siemiatycki, « Tout le monde s’entend pour dire que parmi les quatre phases de contrôle du cancer – prévention, diagnostic, traitement et soins palliatifs – la meilleure approche et la plus humaine est de loin la prévention de la maladie. Mais malheureusement, c’est le domaine de la recherche qui est le moins développé et le moins financé en matière de cancer. Il y a donc une ambivalence entre ce que souhaite la population et les efforts investis par la communauté scientifique. Il est important de souligner la contribution de la famille Guzzo et de La Société de recherche sur le cancer car une initiative comme la Chaire de recherche Environnement-Cancer envoie un message clair : l’environnement et la santé humaine sont très étroitement liés et la prévention du cancer passera, entre autres, par la recherche pour identifier les agents et les comportements qui sont susceptibles de causer le cancer. »

La Chaire de recherche Environnement-Cancer : une alliance d’expertise, d’expérience, de passion et de générosité

Pour M. Vincenzo Guzzo, vice-président exécutif et chef de l’exploitation des Cinémas Guzzo, même s’il est important d’améliorer les traitements, il est vital de découvrir les causes du cancer et ainsi assurer un avenir plus prometteur aux générations futures. « Le fait d’avoir vu mon père et ma mère se battre et gagner leur bataille contre le cancer m’a motivé à contribuer à la recherche sur le cancer. C’est donc avec plaisir et fierté que nous avons accepté d’associer notre nom et notre entreprise à cette chaire de recherche, et surtout, au travail de M. Siemiatycki et de son équipe », explique-t-il.

« Nous sommes heureux d’avoir trouvé auprès de la famille Guzzo et de La Société de recherche sur le cancer des partenaires aussi passionnés que dévoués à la recherche sur la prévention du cancer, souligne M. Luc Vinet, recteur de l’Université de Montréal. Nous les remercions chaleureusement pour le soutien qu’ils apportent aujourd’hui au travail de M. Siemiatycki et de son équipe, qui traquent pour nous les causes environnementales et professionnelles de ce fléau. »

M. Mario Chevrette, Ph. D., président de La Société de recherche sur le cancer souligne à son tour « qu’après avoir concentré pendant plus de 60 ans ses efforts au financement de la recherche fondamentale sur le cancer, et ce, partout au Canada, La Société de recherche sur le cancer a élargi son champ d’action en créant, à la fin 2006, le Fonds Environnement-Cancer. Les objectifs poursuivis lors de la création de ce Fonds étaient, et demeurent toujours : 1) d’ajouter les volets prévention du cancer et épidémiologie au programme actuel de subventions de La SRC; 2) d’investir dans la recherche en prévention du cancer, un secteur de la recherche sous-financé au Canada; 3) d’obtenir des données scientifiques probantes sur les impacts de l’environnement et les risques de développer un cancer; et 4) de susciter la participation de grands partenaires financiers dans ce secteur de recherche qui nécessite beaucoup d’investissements. La Chaire Environnement-Cancer Guzzo de l’Université de Montréal est source de fierté pour La Société de recherche sur le cancer car il s’agit du premier grand projet de ce fonds dédié exclusivement à la recherche pour découvrir les impacts de l’environnement sur les risques de développer le cancer. »

 

À propos de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal
Par la diversité et l’étendue de ses programmes, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal est la plus grande au Québec et la deuxième au Canada. Par le nombre de ses étudiants en médecine, elle est première au Canada et troisième en Amérique du Nord. Ses finissants se classent régulièrement premiers aux examens nationaux du Conseil médical du Canada. Les chercheurs de la Faculté se démarquent régulièrement pour la qualité de leurs publications et de leurs découvertes, tant du côté de la recherche fondamentale que de la recherche clinique.

À propos de La Société de recherche sur le cancer
Fondée en 1945, La Société de recherche sur le cancer est un organisme national, sans but lucratif, dont la mission est de financer exclusivement la recherche sur le cancer et d’offrir des subventions de démarrage aux idées originales. La Société de recherche sur le cancer contribue à améliorer la santé de la population canadienne tout en l’aidant à mieux comprendre les causes et les enjeux associés au cancer.

Au cours des cinq dernières années, elle a versé plus de 30 millions de dollars pour financer des projets de recherche innovateurs partout au Canada.